Les hôpitaux du Val-d’Oise s’adaptent à la propagation du Covid-19

Alors que le pic de patients atteints par le Covid-19 est attendu en fin de semaine, les hôpitaux du Val-d’Oise s’organisent pour faire face à cette crise sanitaire. Dans le département, plus de 350 lits sont dédiés aux patients atteints du Covid-19. (Info VO news 95)

Covid19

Dans un premier temps, les patients du département atteints du Covid-19 ont été transférés dans les hôpitaux parisiens de la Pitié Salpêtrière, Necker et Bichat, dits de “1re ligne”. Mais avec la progression de la pandémie, et la saturation des établissements de “ligne 1”, le centre hospitalier René Dubos a été amené, lui aussi, à prendre en charge des malades au travers le déclenchement des établissements dits de “2e ligne”.

  • Plus d’une centaine de lits libérés pour le Covid à René Dubos

Pour cela, la direction de l’établissement explique que « le centre hospitalier de Pontoise a déprogrammé ses activités de médecine et de chirurgie non urgentes », pour allouer plus d’une centaine de lits à ces patients. Et le centre hospitalier d’ajouter avoir la « possibilité d’étendre la capacité d’accueil si besoin », notamment dans son service de réanimation, dont les places sont fortement sollicitées, car les cas les plus graves de Covid-19 causent des insuffisances respiratoires aiguës.

Quant aux pénuries d’équipements masques et solutions hydroalcooliques connues au niveau national, direction comme représentants syndicaux s’accordent à dire que l’hôpital de Pontoise est bien équipé. « Les stocks diminuent, mais les tutelles nous ont confirmé que des livraisons allaient être effectuées pour éviter toute rupture », fait savoir la direction. Cette dernière a tout de même lancé un appel aux dons pour collecter des masques, gants, surblouses et gels hydroalcooliques sur les réseaux sociaux.

  • « L’activité double tous les 3 jours »

« Les journées sont intenses pour le personnel », explique un personnel médical passé par le service Covid de l’hôpital. « Il y a plusieurs équipes dédiées, elles n’ont pas eu le choix et puis il y a du personnel qui vient des autres services sur la base du volontariat ». Pour le moment pas de réquisitions, « mais je pense que par la force des choses on y viendra, parce que les équipes ne vont pas tenir ce rythme », estime cette même source.